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 [Pays du fer] Konpachi Okami

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Okami Konpachi
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MessageSujet: [Pays du fer] Konpachi Okami   Lun 14 Oct - 11:57

¤ Un rônin pas comme les autres ¤



Nom : Okami
Prénom : Konpachi (A prononcer "Conne-pa-tchi")
Surnom : Kon ("Conne") / L’homme-cauchemar / Le bouffon
Âge : 41 ans (né un 30 octobre)
Sexe : Masculin
Organisation : Rônin du Pays du Fer




¤ Son apparence ¤



"Je ne vois vraiment pas pourquoi tu as peur de moi !... Quoi ma cape ?"


Konpachi est quelqu’un de large d’épaule, comme tous ceux de sa famille, et il est aussi très grand – quoi que moins grand que certains membres de sa famille. L’homme-cauchemar mesure ni plus ni moins deux mètres cinquante-trois et pèse deux-cents-trois kilogrammes de muscle. Sa taille et sa carrure font de lui une personne physiquement imposante et plutôt impressionnante. Sa taille est la première chose qui frappe chez lui. La deuxième chose, c’est son style vestimentaire. Kon porte une longue et large cape noire avec une capuche profonde. Cette cape est tellement large qu’il peut facilement cacher une dizaine de bouteille de saké dessous sans que ça ne se voit. Ses manches sont tellement larges et longues que, lorsque ses bras sont relâchés le long de son corps, seuls le bout de ses doigts gantés en dépassent. Sa capuche, large et profonde, cache aisément son visage et, lorsqu’il est à l’ombre, on ne voit que les ténèbres sous ce bout de tissu. Inutile de dire, je suppose, que ce bout de tissu noir lui donne un air sinistre et mystérieux, même si c’est le côté sinistre qui ressort le plus.

Sous cette cape, une armure bien graissée. Konpachi porte une armure en métal sombre qui protège et cache son corps de la tête aux pieds. Aux pieds, d’épaisses bottes en métal, des gants en métal sur les mains et, pour cacher son visage, un casque assorti au reste de l’armure qui empêche de savoir à quoi ressemble notre homme. On ne peut même pas voir ses yeux, cachés dans l’ombre du casque. A la limite ce qu’on peut voir ce sont des éclairs jaunes-orangés lorsqu’il fait nuit. Ce qui lui donne encore plus l’air sinistre. Un observateur attentif peut remarquer que Konpachi a de longues moustaches noires, ce qui n’aide en rien à deviner à quoi il ressemble. C’est ce style vestimentaire impressionnant et sinistre qui lui a valu son surnom : l’homme-cauchemar. Kon ressemble à un chevalier des ténèbres sorti tout droit d’un cauchemar. Un chevalier sans cheval, cependant. Et, de toute façon, quel cheval pourrait le porter ?

Et sous cette capuche et ce casque, on s’attend à entendre une voix grave, caverneuse, rauque… une voix masculine et menaçante, une voix qui ressemblerait à un grognement. En bref : une voix à vous glacer de terreur. Eh bien… vous avez tout faux ! Enfin, presque. Il a certes une voix grave et profonde, mais elle est loin d’être aussi sinistre que son style vestimentaire ! En fait, notre comique – car c’en est un – a toujours un ton jovial et énergique. Parfois il parle comme un dandy qui ne se prend pas au sérieux, d’autres fois comme un gamin surexcité et très bavard. En fait, il a rarement un ton sérieux ou menaçant. Aussi, ça choque un peu, par rapport à son physique. Par conséquent, les gens ont tendance à penser soit qu’il est débile, soit qu’il se fout de la poire du monde qui l’entoure (comme un certain Tobi).

Bien, maintenant que je vous ai décrit comment tout le monde le voit, j’ai fini sa description physique !... Comment ça "à quoi il ressemble sous son armure" ?… Grmh, bon ! Puisque vous insistez ! Mais ne venez pas vous plaindre !


"Tout nu les mains dans les poches ! Comme les kangourous !... Ou comme les voleurs !"


Nous allons donc voir à quoi ressemble Konpachi sans sa cape et son armure (aller, zou ! A walpé !) Lorsque Kon est sans son armure et sans sa cape, la plupart des gens ont soudainement très envie qu’il les remette. Pourquoi ? Mmh… Pour faire simple : imaginez un ogre chinois. C'est un dire un truc plein de muscle avec des dents de prédateur et des moustaches chinoises. C'est bon ? Vous avez imaginé ? Bien ! Vous venez d'imaginer Konpachi ! Du haut de ses deux mètres cinquante-trois, Kon est pourtant un humain malgré quelques – monstrueuses – petites différences.

Je ne commencerais pas par la tête car c'est surement ce que vous attendez le plus ! (Quoi "troll" ?) Déjà, Konpachi est assez musclé et il a la peau tannée par le soleil. Vu tout ce qu'il porte sur le dos, il y a plutôt intérêt à ce qu'il soit musclé. D'un autre côté, ça nous force à nous interroger sur une chose : comment fait-il pour avoir la peau tannée par le soleil si elle ne voit jamais le soleil ? M'enfin, ce n'est pas grave. Notre homme a le torse dépourvu de pilosité car il s'épile (soit disant pour que ses poils ne se coincent pas dans l'amure). Sur le pectoral gauche, le géant possède un tatouage. Ce tatouage est le kanji signifiant "Okami" et "Loup" ("Okami" signifie "Loup", donc bon…) En parlant de loup, Kon a des griffes à la place des ongles. Des griffes qu'il ne peut pas rétracter mais qui poussent tout le temps, comme des ongles. Il doit donc régulièrement se t'ailler les griffes.

Je vous ai dit que Konpachi faisait quelle taille déjà ? Ah oui ! Deux mètres cinquante-trois ! C'est grand n'est-ce pas ? Eh bien ses cheveux, qu'il garde toujours attaché en une espèce de tresse, lui arrivent jusqu'aux genoux. Imaginez un peu détachés. Ses cheveux sont longs, raides (= pas bouclés) et noirs. Tous comme sa moustache et son bouc. Sa moustache… ou plutôt devrais-je dire ses moustaches prennent racine juste sous son nez et sont de style chinois. Ça doit faire longtemps que Konpachi a ses moustaches car elles lui arrivent aux pectoraux. Il est toujours impeccablement rasé, n'épargnant que son bouc et ses moustaches lorsqu'il se rase. Comme quoi, il prend peut-être soin de lui ? L'homme-cauchemar possède deux anneaux en or, un sur chaque oreille. Avec son visage taillé à la serpe, ça lui donne des airs de chef de bandits.

Comme pour souligner ce manque de finesse, notre homme est marqué d'une cicatrice irrégulière sur l'œil gauche. Malgré tout son œil est intact. Cette cicatrice il l'a depuis très longtemps, et il l'aura sans doute toujours. Ce n'est bien évidemment pas la seule cicatrice qu'il a, mais il y a fort à parier que les autres passeront avec le temps. La majorité de ses cicatrices ont presque disparues. A part celle-là. M'enfin, ce n'est pas parce qu'il est balafré que ça va empêcher Konpachi de sourire de toutes ses dents pointues. Vous avez bien lu : ses dents pointues. Il a des dents de canidé. Ça lui donne un sourire carnassier, mais il fait tellement l'idiot que personne ne s'en rend jamais compte. Enfin, presque. Pour finir cette description physique, je vous dirais juste qu'il a des yeux de loups. Ses iris sont jaunes-orangés et ses yeux brillent dans le noir car il est nyctalope. Cependant Kon est tellement grand que peu de gens remarquent ce détail. Son regard brille toujours de joie et de malice.



¤ Dans sa tête ¤



"Je ne me moque pas de toi, je suis juste complètement débile !!... Euh…"


Bouh, qu’il est vilain ce Konpachi !... Physiquement, je veux dire. C’est vrai quoi, un géant tout encapé avec une grosse armure, et là-dessous un homme-loup. Si physiquement notre bonhomme n’a pas volé son surnom d’homme-cauchemar. Cependant, mentalement ça ne lui va pas très bien.

Sauf si vous considérez que Naruto et Luffy (de One Piece) sont des cauchemars ambulants. En fait, quand on apprend à le connaitre, alors on se rend compte que "bouffon" ça lui va beaucoup mieux comme surnom. Ça plante le décor, n’est-ce pas ? Bien, maintenant que le décor est planté, on va pouvoir passer à la scène ! (En plus ça fait répétition !... ok, je sors.)

Voyons voir à quoi ressemble mentalement notre homme-cauchemar ! Kon est quelqu’un de très gentil, le genre qui ne fera pas – volontairement – de mal à une mouche. C’est aussi quelqu’un de social, toujours joyeux et enthousiaste – trop – c’est un compagnon agréable – chiant, ouais ! Ce qui est bien avec lui, c’est que vous pouvez lui dire n’importe quoi, l’insulter comme si c’était une vieille chaussette pourrie… il ne vous en voudra pas. Au contraire, il en rira même ! Il est d'ailleurs possible que Konpachi vous aide à trouver des blagues à faire sur son physique et son idiotie, ou qu’il tende la perche. En fait Kon ne se vexe que très rarement, pour ne pas dire jamais. A croire qu’il n’a ni fierté ni honte… ou qu’il est complètement débile. Idiot mais paternel. Dès qu’il a un enfant dans les bras, il fait moins attention aux autres – les autres ont donc la paix – et s’occupe de l’enfant comme si c’était le sien. Malgré ses méthodes bizarres et ridicules, c’est quelqu’un de très pédagogue. Il arrive à tout faire passer pour un jeu (un entrainement, des devoirs, etc.) et, c’est bien connu, les enfants préfèrent apprendre en s’amuser qu’en travaillant.

Et, justement, l’homme-cauchemar est quelqu’un de très joueur. De très fêtard aussi… et de très gamin. Tellement gamin qu’on peut facilement le qualifier de "débile" – d’où le surnom "Bouffon". Kon, en plus d’être un grand gamin, est quelqu’un qui ne se prend jamais au sérieux. La règle numéro une avec ce guignol est de ne jamais croire ce qu’il dit (et la numéro deux de ne jamais le prendre au sérieux) car il passe son temps à raconter des âneries. Des bêtises souvent plus grosses que lui et que personne ne croirait. Ce n’est qu’un menteur trop énergique, qui passe le plus souvent du coq à l’âne tellement rapidement que ceux qui l’écoutent sont largués au bout de trois phrases – maximum. Konpachi est un moulin à parole tellement énergique qu’il en devient vite insupportable. Et lorsqu’il ne dit rien ça signifie qu’il a fait une bêtise et qu’il attend que tout le monde s’en rende compte – ou que quelqu’un lui a cousu les lèvres. Comme si ce côté énergique, gamin, et ultra bavard de sa personnalité ne suffisaient pas à le rendre insupportable, Kon est aussi très mal élevé et se montre horriblement pervers quand il le veut. Ne lui demander jamais de jouer à chat, il vous attraperait là où il ne faut pas – poitrine pour les filles et entrejambe pour les garçons.

Je viens de vous décrire les qualités et les défauts de Konpachi. Et il semblerait que ça pourrait amplement suffire pour le décrire. Cependant, vous oubliez quelque chose d'important. Qu'est-ce qu'il aime ? Qu'est-ce qu'il n'aime pas ? Quels sont ses rêves, ses peurs et ses phobies ? A-t-il un but dans la vie ? A priori, il semblerait que Kon aime embêter tout le monde, et tout particulièrement les personnes qu'il apprécie. Visiblement, il aime aussi beaucoup se tourner au ridicule et tourner les autres au ridicule, surtout les personnes fières – parce qu'ils râlent plus facilement – et, le pire !... c'est que ça le fait rire. On sait aussi qu'il n'aime pas les fruits et les légumes. Il n'en mange presque jamais. Concernant ses rêves et le but ultime de sa vie… la première chose qui viendrait logiquement à l'esprit serait "embêter tout le monde" et "devenir emmerdeur professionnel"… mais ça ne va pas car il l'est déjà. Concernant les possibles peurs et phobies, l'homme-cauchemar semble un peu trop débile pour pouvoir éprouver de la peur. Ce qui le rend inconscient et légèrement suicidaire par moment. Du moins, c'est ce que tout le monde pense à son sujet. En réalité le mystère plane sur ces questions, et vous n'aurez jamais une réponse sérieuse de sa part.


"Je ne suis pas débile... Mais j'adore faire comme si je l'étais !"


En réalité Konpachi a toutes les qualités que je vous ai décrites. C’est-à-dire : gentil, joyeux, social, paternel, pédagogue, il ne se vexe jamais, etc. Cependant, il est bien moins bête que ce qu'il laisse croire – sans être non plus un surdoué –, et bien plus complexe aussi. Bon, je suppose que vous vous en doutiez, mais je précise quand même. Kon est ni optimiste, ni pessimiste. Il est réaliste quoi. Ce que je veux dire, c'est que lorsqu'il s'agit d'évaluer une situation, il sait l'évaluer avec exactitude, en essayant de ne sous-estimer ni surestimer personne. Aussi, quand l'homme-cauchemar fonce tête baissé dans un piège évident ou dans un combat, c'est qu'il sait qu'il a une chance de s'en sortir. Sinon il trouvera une pirouette pour éviter le piège – ou le combat – tout en gardant son apparence de géant complètement débile. Du coup, il a deux autres qualités pour que ça fonctionne : il est observateur, et très discret. Donc si vous l'entendez arriver, c'est qu'il fait exprès – ou que vous êtes doué. Ça ne parait pas forcément quand on le voit comme ça, mais en fait il sait disparaitre tout d'un coup sans que personne ne le remarque. Ce qui surprend beaucoup en général, puisqu'il ne prévient pas. Et, dernière chose concernant ses qualités… une chose qui risque de vous surprendre : Konpachi est quelqu'un de très attentionné et d'assez protecteur. Comme preuve, je vous dirais juste qu'il a quitté sa famille et son clan quand il avait une vingtaine d'année, et qu'il continue d'écrire des lettres à sa famille pour qu'ils ne s'inquiètent pas à son sujet. Parfois il va même livrer ses lettres lui-même, au cas où.

Niveau défaut, notre homme-cauchemar semble très con, lâche et incapable d'être sérieux mais, comme vous l'aurez compris, ce n'est qu'un masque. En réalité il n'est pas lâche mais pacifique. Il n'est même pas pervers, en réalité. Il se fait passer pour un pervers juste pour embêter les gens, mais il arrête dès qu'il remarque que ça en traumatise quelques-uns ou que, au contraire, la personne visée s'en fiche comme de sa première chaussette. S'il fait ça c'est juste parce que Kon veut s'amuser et ne pas se prendre la tête. Et aussi parce qu'il aime qu'on fasse attention à lui, mais ce n'est qu'un détail (hum !) Autre défaut : s'il est difficile, voire impossible, de vexer Konpachi, il est en revanche extrêmement rancunier. Si vous avez le malheur de faire du mal à quelqu'un qu'il apprécie ou, pire, de tuer quelqu'un qu'il apprécie alors il n'aura de cesse de vous traquer jusqu'à ce qu'il ait réussi à venger ce quelqu'un, en vous faisant exactement ce que vous avez fait à ce quelqu'un (blessure, meurtre, briser votre vie, viol… mais il ne violera pas lui-même.) Aussi ses victimes ont tendance à dire que Kon n'est pas quelqu'un de gentil. Par contre, une fois sa vengeance accomplie, il reprendra sa vie comme si de rien n'était. Bon, après, ça se complique si sa cible c'est quelqu'un qu'il apprécie ou un enfant, ou même quelqu'un qui avait une bonne raison de faire ce qu'il a fait.

Bref ! Il a d'autres défauts, aussi je ne vais pas m'éterniser sur celui-là. Il a un autre défaut qu'on ne soupçonnerait pas en le voyant faire. Konpachi est quelqu'un de très, d'horriblement… manipulateur ! Étant très observateur et attentionné, il arrive en général à cerner les gens assez rapidement – mais il y a les exceptions. Ce qu'il repère en premier, c'est où se situe la fierté des autres, car c'est par la fierté que l'on peut le plus facilement manipuler quelqu'un – selon lui – et il n'hésite pas à se servir de ce qu'il sait pour obtenir ce qu'il veut – des informations, un service… En général ce qu'il veut ce n'est pas bien méchant, aussi il se dit qu'on ne lui en voudra pas qu'il abuse un peu de ce qu'il a appris sur les autres. Ah, et vous vous souvenez de ce que j'ai dit tout à l'heure ? Comme quoi il passait du coq à l'âne et qu'il ne fallait jamais le prendre au sérieux parce qu'il débite sans cesse des âneries. Eh bien il fait exprès pour embrouiller ceux qui l'écoutent. Comme ça s'il fait une bourde, ça passe inaperçu. Et si ça ne passe pas inaperçu il peut facilement faire croire que c'était un mensonge. Idem, il peut lâcher une information qui semble vraie mais, en réalité, c'est que du pipo. C'est aussi comme ça que, mine de rien, il arrive à obtenir des informations ! (Pas toujours très importantes, certes…)

Bon, ce qu'il n'aime pas maintenant. Konpachi ne digère pas très bien les fruits et les légumes à cause de son métabolisme de carnivore, il est donc logique qu'il n'en mange pas des masses. Mais passons. A par ça, il n'aime pas trois choses : la fierté, la honte et la vengeance. (Vous avez le droit d'être blasé.) Il a, du coup, un peu de mal avec son vilain défaut – la vengeance – mais personne n'est parfait, n'est-ce pas ? Il n'a lui-même aucune fierté ni aucune honte, c'est pour ça qu'il est très difficile de le vexer. L'origine de son dégout de la fierté, de la honte et de la vengeance se trouve dans le milieu où il est né, car ces trois choses rendaient son clan malheureux et qu'il trouvait ça totalement stupide. Bref, voilà pour les choses que Kon n'aime pas. Ah, et il déteste la solitude aussi. Concernant les choses qu'il aime, à part le saké – alcoolique ! – Konpachi aime être le centre d'attention. Passer son temps à amuser la galerie ou à embêter tout le monde est l'unique moyen qu'il a trouvé pour attirer l'attention. Ce qui n'est pas une réaction très intelligente car il fait ça pour ne pas être seul et que ça a tendance à éloigner les gens de lui. Ça me fait penser… je vais vous dire un secret, mais vous le gardez pour vous, hein… Kon, lorsqu'il est seul… il se parle à lui-même. Et, avant que j'oublie : Konpachi adore tourner au ridicule les personnes fières car, comme je l'ai dit, il est un peu fâché avec la fierté.

Je viens de répondre aux questions "qu'est-ce qu'il aime" et "qu'est-ce qu'il n'aime pas". Passons à la question "quels sont ses rêves" et "quel est son but dans la vie". Son but c'est de découvrir son Hakuna Matata. C'est un dire un cadre où il pourrait vivre au jour le jour et où il aurait toujours tout ce dont il a besoin (du saké et de la compagnie). A une époque il avait trouvé son Hakuna Matata, mais une bande de vilain ninja le lui a enlevé. C'est à cette époque idyllique que Kon a failli concrétiser ses rêves : devenir père et mourir vieux, et de vieillesse de préférence même s'il n'a pas peur de mourir autrement. Il aimerait aussi devenir le sensei de quelqu'un. C'est ce rêve de paternité et de… "senseiité" (non, ce mot n'existe pas ! C'est le fait d'être sensei) qui le rend très paternel. Concernant les phobies… il n'en a qu'une : se trouver un autre Hakuna Matata et qu'on le lui enlève à nouveau. Ça ne l'empêchera pas d'essayer de fonder une nouvelle famille, mais ça fera de lui un père et un mari extrêmement protecteur. Euh, oui, il y a eu une femme assez folle pour tomber amoureuse de Konpachi. Ahem ! Bref, dans ces peurs il y a : apprendre que son clan a été anéanti, car il n'a pas envie que sa famille et ses amis d'enfance se fassent tous tuer (comme tout le monde), il a peur que les siens le retrouvent car il a peur de se faire fâcher… alors qu'il va les voir une fois chaque année, mais c'est pas grave. Il a peur que quelqu'un découvre comment il est vraiment car ce mystère le rend assez imprévisible, ce qui est plutôt pratique. Et, enfin, il a peur de mourir avec des regrets. C'est d'ailleurs pour ça qu'il vit sa vie au jour le jour et à fond, comme ça il est sûr de ne pas avoir de regret le jour de sa mort.


Dernière édition par Okami Konpachi le Lun 14 Oct - 12:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Pays du fer] Konpachi Okami   Lun 14 Oct - 11:57

¤ Son histoire ¤



Prologue :
"Ma famille est vraiment complexe, et je suis bien placé pour le savoir ! Hihihi !"

Il y a bien une chose qui permettrait de deviner qui est vraiment Konpachi. Quelque chose qui permettrait de le connaitre par cœur. Quelque chose qu'il ne révèlera jamais de lui-même mais qu'on peut connaitre en interrogeant les gens qui le connaissent. Et tout particulièrement sa famille. Vous savez ce qu'est cette chose ? C'est l'histoire de Konpachi. Cette histoire je vais essayais de vous la conter sans rien oublier.

Tout commença il y a un peu plus de quarante ans, au Pays du Fer et plus précisément au village des Okamis. Ce village était difficile d'accès à cause de son positionnement : situé en pleine montagne, toujours en proie à un temps belliqueux. Des températures très froides à longueur d'année, des tempêtes de neige lors des mauvaises saisons, des nuits de plusieurs jours en hivers et des avalanches menaçaient n'importe quand dans l'année. La grande partie de la nourriture était soit achetée soit le fruit de la chasse – en été seulement. Dans ce village vivait Jelonek. C'était un guerrier partit tôt à la retraite : lors d'une bataille où il avait perdu ses parents, deux samurais, l'homme s'était retrouvé manchot et boiteux. Heureusement son quotidien était allégé par la douce Retsu Genkuko, à laquelle il se maria très vite.

Cette femme n'était pas issue du clan Okami. Elle était née à la capitale du Pays du Fer et n'était qu'une simple civile venue habiter dans les montagnes pour enseigner. Oui, elle était professeure, auprès des jeunes enfants pour leur apprendre à lire et à écrire. Le père de Retsu avait été samurai, lui aussi, et il connaissait vaguement le clan Okami pour les avoir vu quelques fois sur les champs de bataille. Il les respectait, comme il respectait n'importe quel samurai. Cependant il ne vint pas au mariage de Retsu et Jelonek. Sa femme tenait ces "animaux" – ou ces "monstres" quand elle était vraiment de mauvaise humeur – en horreur et préférait renier sa fille.

Donc, Konpachi n'eut jamais l'occasion de rencontrer ses grands-parents, qu'ils soient du côté paternel ou du côté maternel. Ni son oncle. Car si son père était fils unique, sa mère avait un frère, elle. La grand-mère de Konpachi refusait d'aller les voir, et Jelonek trouvait qu'aller à la capitale et revenir au village était un trajet trop dangereux pour sa femme et son enfant. Aussi ils se contentaient de s'écrire. Enfin, en quelque sorte…

(Thème musical du FB : Alones d'Aqua Timez)

Assis au bar, un pinceau et un rouleau devant lui sur le bar, Kaname Genkuko buvait tranquillement une coupelle de saké. Sa femme était horrifiée par le contenu de cette lettre. Lui il était ravi. Il était enfin grand-père. Depuis environ trois mois selon la date à laquelle avait été envoyée la lettre. Du coup le samurai à la retraite fêtait la naissance de son petit-fils tout seul au bar. Et il répondait à sa fille dans le dos de sa femme. Que pouvait-il dire ? Mh… Déjà, dire que "Konpachi" c'est un beau prénom pour un beau bébé. Oui, ça sonnait bien. Dire que quand sa fille recevrait la lettre, ce bambin aura six mois ! Ah mais oui ! Il fallait qu'il demande à sa fille de lui envoyer plein de dessins de son petit-fils, et des photos si elle pouvait. Par contre il faudrait qu'il intercepte la lettre avant sa femme. Kaname nota sur son bras : "Rajouter en PS d'envoyer la lettre à un ami dont je lui donnerais l'adresse".

Alors, que pouvait-il demander d'autres à sa fille ? Comment ils allaient, bien sûr, elle et sa petite famille. Le grand-père aurait beaucoup aimé aller les voir, mais sa femme n'était qu'une tête d'âne butée ! Autant négocier avec un mur ! Il tint à préciser dans la lettre, tout en ménageant les futurs lecteurs, que sa femme avait refusé de leurs répondre car elle n'aimait pas le clan Okami. Il précisa que ce n'était qu'une vielle biquette stupide et qu'elle regrettera surement plus tard. Il leur donna des nouvelles de son propre fils, le frère de Retsu. L'oncle de ce petit Konpachi était lui aussi samurai et montait en grade petit à petit. Il faisait ses preuves. Kaname écrivit aussi à quel point il était fier de compter autant de samurai dans sa famille. L'homme leva les yeux de sa lettre et porta sa coupelle à ses lèvres. Il regardait dehors d'un air pensif. Dire que sa fille avait accouchée en pleine tempête de neige. Ça n'avait pas dû être facile.

En tout cas il avait fini sa lettre ! Il pouvait maintenant l'envoyer et penser à la deuxième chose urgente du moment : où cacher la peinture qui était avec la lettre ? Une peinture représentant la petite famille de Jelonek Okami. Si sa femme tombait dessus, elle risquait de vouloir la mettre à la poubelle ou au feu, comme la lettre de sa fille. Quelle vieille bique cette femme, pff ! Si seulement il avait pu divorcer… Mais on n'a pas toujours ce qu'on veut ! L'homme vieillissant se promit d'un jour partir sans rien dire à personne pour aller rendre visite à sa fille et son petit-fils.


Chapitre I :
"Diviser pour mieux souffrir ?... Je crois que je préfère unifier, alors ! Vous n'êtes pas d'accord ?"

Si la famille de Konpachi était éparpillée un peu partout au Pays du Fer, ce n'était rien à côté des mentalités du clan. C'était à se demander comment les membres du clan faisaient pour vivre dans de simples maisons et pas dans des forteresses. Tous aussi butés les uns que les autres, braqués dans leurs idées. Dès qu'on choisissait un groupe politique c'était fichu. C'était comme entrer dans un gang. Trois gangs et quelques "neutres" se faisant discrets. C'est comme ça que Retsu Okami décrivait le clan. La cheftaine du clan avait plutôt tendance à les comparer à des chiens galeux se battant pour un os, mais chacun sa façon de voir les choses. Jelonek faisait partit du groupe des humanistes. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles il s'était marié à Retsu – les autres étant qu'il l'aimait, qu'elle l'aimait et le manque de choix. (Ahem !)

Mais je ne vais pas m'éterniser sur ce couple. C'est Konpachi qui nous intéresse ! Notre petit futur samurai fut plutôt élever par sa mère, bien que son père soit aussi présent mais… Etant donné qu'il était humaniste, il se rangeait pratiquement toujours à l'avis de sa femme. C'était un homme soumit et content de l'être. (Hum-hum !) Retsu fit de son mieux pour élever son fils de façon à ce qu'il est un point de vu objectif des trois groupes politiques. Elle voulait qu'il puisse choisir son groupe – ou rester neutre – sans qu'il ait été façonné dès l'enfance. La seule chose que Jelonek lui enseigna, et au plus grand agacement de la mère, ce fut de cacher son identité pour éviter d'effrayer les ignorants – autrement dit : ceux qui ne faisaient pas parti du clan.

Donc le coup de la cape et de l'armure c'est juste un automatisme qu'il a pris dès son plus jeune âge. Merci papa ! Mais il est vrai que cette habitude s'était montrée assez utile à Kon lorsqu'il fut adulte, donc il ne s'en plaint pas. Pour revenir à son enfance, le jeune Okami était déjà très énergique, pour ne pas dire super-actif – c'est juste en dessous d'hyperactif et tout aussi agaçant. Il était aussi assez intelligent et très têtu. C'est-à-dire qu'il comprenait très vite les choses et pouvait se montrer très malin, mais ça voulait aussi dire que dès qu'il avait une idée il était impossible de la lui enlever. Il serait sans doute resté têtu toute sa vie s'il ce défaut n'avait pas provoqué l'un des plus grands drames de sa vie. Et il n'en a que deux.

(Thème musical du FB : Tortured Heart de Gothic Storm)

Il lui fut difficile de se réveiller. Il avait un gros mal de crane qui le laissait dans un épais brouillard. Il avait surtout mal à l'œil gauche. Une douleur engourdie. Konpachi ouvrit les yeux. Il vit tellement flou qu'il préféra refermer les yeux. Où était-il ? Il n'en avait aucune idée. Il savait juste qu'il se trouvait dans un endroit chaud et confortable. Les odeurs lui étaient vaguement familières, et un doux silence le berçait. L'enfant de six ans failli se rendormir lorsqu'un brin de mémoire lui revint. Le jeune garçon rouvrit les yeux et commença à paniquer. La dernière fois qu'il avait été conscient il se gelait presque sur place malgré ses couches de vêtements. Et il transpirait car il courait. Il fuyait. Pourquoi avait-il fui ?

La vue lui revenait peu à peu en même temps que sa mémoire. On se souvint qu'il avait voulu voir ses grands-parents. Les parents de sa mère, car ceux de son père étaient morts. Kon savait que son père ne voulait pas aller à la capitale parce que c'était dangereux pour eux, et ses grands-parents ne voulaient pas venir parce que c'était dangereux et que sa grand-mère ne voulait pas les voir. Mais comme sa maman souffrait de cette absence, il avait décidé d'aller les voir et de les ramener à la maison pour que sa maman n'ait plus cette tristesse au fond de son regard. Même si le gamin voyait toujours un peu flou, il pouvait reconnaitre qu'il était dans une salle. Il regarda autour de lui. Il était dans un lit et il y en avait d'autres autours.

Konpachi se rappela que son père l'avait retrouvé dans la montagne et avait voulu ramener son fils à la maison. Ils s'étaient criés dessus pendant que le plus petit fuyait le plus grand. L'enfant se rendit compte de deux choses en même temps : il ne voyait que d'un œil, l'autre étant recouvert d'un bandage, et il avait provoqué une avalanche avec son père. Il commença à paniquer. Où était son père ? Il se souvint s'être assommé contre quelque chose de dure lors de l'avalanche. Un arbre ?... Oui, c'était un arbre. Il l'avait brièvement aperçu juste avant l'impact. Mais Kon ne se souvenait pas si son père avait été pris dans l'avalanche ou non. Et il n'était pas dans un lit.

L'enfant se leva et appela ses parents. Très vite il se rendit compte que son mal de tête lui faisait perdre l'équilibre, et il s'arrangea pour se déplacer en se tenant toujours à quelque chose. Un lit, un mur, un meuble… Konpachi tomba en ouvrant la porte. Quelqu'un vint l'aider à se relever. Sa mère. Elle pleurait à gros sanglots, ce qui choqua le gosse. Il vit derrière elle le médecin. Il semblait avoir pitié. Mais de quoi avait-il pitié ? Peu importait, il devait savoir où était son père. Il avait un mauvais pressentiment.

- Maman, il est où Papa ?

Sa mère ne répondit pas. Elle secoua la tête et le serra fort contre lui. Kon répéta sa question en regardant le médecin par-dessus l'épaule de sa mère. Il sentit des larmes venir. Sa mère lui transmettait sa tristesse. Le médecin secoua lui aussi la tête et ferma les yeux. Il se contenta de dire qu'il était désolé. Sa question resta sans réponse, mais c'était amplement suffisant. Konpachi finit par se taire, rendu muet par le choc. Il n'arrivait pas à y croire. Non, c'était impossible. Pas lui ! Non !
*Il est… mort ?* Les larmes de sa mère étaient intarissables.

Chapitre II :
"Celui qui n'a pas de regret lorsque l'un de ses proches meurt est soit un monstre, soit un menteur."

Bien évidemment, du haut de ses six ans Konpachi crut qu'il était responsable de la mort de son père. Il se disait "Si je n'avais pas fugué il serait encore en vie. Si je n'avais pas fui, l'avalanche n'aurait jamais eu lieu et il serait encore envie. Si je n'avais pas crié rien de tout ça ne serait arrivé. Etc." La mère et le fils étaient tous deux effondrés. Ils furent bien évidemment aidés par le clan, mais aucun n'était aussi attristé qu'eux. Il fallait dire aussi que les morts lors d'avalanche étaient assez courants. A force ils étaient à être habitués. L'enfant trouva horrible l'aisance avec laquelle son clan acceptait la disparition des leurs. Mais il ne tenta pas de les changer.

Il préféra les ignorer. Maintenant qu'il se retrouvait sans père, certains membres tentaient d'en profiter pour le rallier aux différents groupes politiques du clan. Ça l'énervait vraiment, car il n'en avait rien à fiche des groupes politiques. De plus il ne comprenait pas pourquoi tout le monde accordait tant d'importance à quelque chose qui en a si peu. C'est à cette période de sa vie que Kon commença à se faire passer pour un abruti fini. Son énergie débordante l'aider beaucoup à jouer ce role. Assez vite, il parvint à faire rire sa mère en faisant le clown, ce qui le renforça dans son role. Si sa mère aimait bien ses idioties, alors les autres pouvaient toujours courir pour qu'il arrête.

D'un point de vu extérieur, Konpachi donnait l'impression d'avoir totalement perdu la raison lors de la mort de son père. Pour le clan il était devenu simple d'esprit doublé d'un mythomane hyperactif. Et, comme dit dans un chapitre précédant, en fait Kon n'est pas hyperactif mais super-actif, ce qui signifie qu'il est juste très énergique et très speed, mais ce n'est pas une maladie – l'hyperactivité donnant des troubles du sommeil et diminuant la concentration, ce qui n'est pas son cas. Tout ça pour dire que la majorité des membres du clan Okami est tombé droit dans le panneau, contrairement à sa mère et à quelques rares personnes. Kon n'avait pas perdu la raison, c'était juste comme ça qu'il surmontait l'absence de son père et c'était le seul moyen qu'il avait trouvé pour remonter le moral de sa mère.

Les années passèrent. Il eut une période très difficile lors de son adolescence : son role devenant un peu trop prenant, ses "blagues" allaient de plus en plus loin et devenaient de plus en plus grave, quoi que ses "farces" ne méritent jamais de graves punitions. A part les délits de vol. Il volait des fruits pour bombarder les passants. Cependant les vols ne durèrent pas longtemps, car sa mère se fâcha tout rouge et Konpachi comprit cinq sur cinq qu'il avait plutôt intérêt à arrêter. Malgré tout, sa crise d'adolescence ne l'empêcha pas d'observer comment le clan était divisé par ces groupes politiques à deux sous lors de son apprentissage de samurai. Il en vint à la conclusion qu'il ne s'épanouirait jamais dans ce village et que la cheftaine était bien trop cruelle pour que les choses s'arrangent sous son règne. C'est alors qu'il prit une décision qui marqua le restant de sa vie.

(Thème musical du FB : Heart de Thomas Bergersen)

C'était l'été. Le soleil se hissait paresseusement dans un ciel sans nuage. Les étoiles disparaissaient peu à peu. A chacun de ses pas, le givre craquait entre ses bottes et le sentier. Ce sentier était parsemé de nombreux cailloux. Certains dépassaient du sol et devait certainement être plus gros que ce qu'on pouvait en voir. D'autre, plus petits, étaient parsemés de ci de là comme l'herbe qui se réveillait avec l'aube. Marchant pensivement, une main dans une poche et l'autre tenant un sac, Konpachi regardait le soleil. C'était amusant : il était entre deux monts, comme s'il s'était couchait là et qu'il souhaitait encore dormir un peu au creux de la montagne. Le samurai reporta son regard sur sa route. Un voyageur inattentif aurait eu vite fait de se casser une cheville ou la nuque dans ces chemins escarpés.

Lorsqu'il était parti, la lune partait se cacher derrière la montagne, comme si elle craignait la venue du soleil. Certains les voyaient comme deux amants, Konpachi préférait les voir comme deux enfants jouant au chat et à la souris, se courant après dans le ciel et se cachant derrière les nuages ou l'horizon. Kon sourit sous son casque. Sa mère aimait bien sa vision des choses. Ça l'amusait. Il se demanda comme elle allait réagir en découvrant sa lettre d'adieu. Elle serait certainement très triste. Le rônin se promit de lui envoyer régulièrement des nouvelles par courrier, pour qu'elle ne s'inquiète pas trop. Bien sûr, il aurait pu l'emmener avec lui. Mais ça n'aurait pas été pareil. Puis, qui voudrait voyager avec sa mère ? Il l'aimait beaucoup mais ce n'était pas une raison pour l'emporter dans ses bagages.

Konpachi descendit une pente en glissant sur l'herbe et en criant "Wouhou !" comme un gamin. Une fois en bas il se tourna vers le haut de la pente avec un rire victorieux. Puis il se rendit compte qu'il était seul et se sentit bête.
*Au moins maintenant je sais que je déteste la solitude. Ca fait à peine deux ou trois heures que je marche seul et j'ai déjà envie de voir des gens…* Et des gens il en verrait bientôt. Le rônin avait prévu de rejoindre une caravane de marchand au pied de la montagne. Ceux-ci faisaient du commerce avec des villages plus facile d'accès, ceux-là faisant du commerce avec le village des Okami.

Kon espérait qu'en échange de ses services en tant que protecteur, les marchands accepteraient de le garder avec eux jusqu'à ce qu'ils rejoignent la capitale. Là le samurai quitterait la caravane pour trouver ses grands-parents. Il leur passera le bonjour puis s'en ira vers de nouveaux horizons. Il ne s'attendait pas à des effusions de joie, vu que sa grand-mère ne l'appréciait guère. Pourtant ils ne s'étaient jamais rencontrer. M'enfin bon, son grand-père serait peut-être content de le voir, qui sait ? Si la caravane refusait d'emmener le géant, alors il avait prévu de les suivre de loin tout en chassant et faisant de la cueillette sur le chemin.

- Ouah, c'est sûr qu'au début ce sera pas facile mais bon ! Hihi ! Je pars pour l'aventure et au diable le confort ! Je me demande à quoi ça ressemble la mer… Hahaha ! Ces imbéciles seront tous sciés lorsqu'ils apprendront que j'ai trouvé mon paradis chez les "non-Okami" ! Pouah ! On est tous humains, qu'ils arrêtent de bouder dans leur forteresse de pierre ! T'es pas d'accord ?

Kon se tourna vers un arbre. Euh… Houlà ! S'il commençait à parler à la végétation il risquait d'avoir des petits problèmes plus tard. C'est ce qu'il se dit avant de continuer son chemin, laissant l'arbre planté là. Sans mauvais jeu de mot.


Chapitre III :
"J'ai voyagé longtemps et j'ai cru que je n'arrêterai jamais. Puis un jour mon cœur a jeté l'ancre."

Même s'il ne s'attendait pas à un miracle, Konpachi fut assez déçu par ses grands-parents. Ils étaient tous les deux très fiers et ne supportèrent pas leur petit-fils. Sa grand-mère trouvait qu'il était un monstre et son grand-père ne pouvait pas accepter que son petit-fils soit si idiot. Ils ne cherchèrent pas à le connaitre, et le rônin ne chercha pas à s'imposer à des gens si étroit d'esprit. C'était à se demander comment sa mère avait pu finir avec Jelonek et avoir un fils comme Kon. Ce dernier continua quand même d'envoyer au moins une lettre par mois à ses grands-parents, au cas où.

Kon avait quitté son village natal à vingt ans, et il ne regretta jamais son choix. Il se découvrit une véritable passion pour le voyage et apprécia beaucoup sa vie sans maitre ni frontière. Il avait une telle liberté qu'il en avait presque le vertige. Tout ce qui manquait à son bonheur c'était de la compagnie. Chaque année, il retrouvait voir sa mère pendant quelques jours lors de son anniversaire. Le samurai en profitait pour lui apporter des souvenirs et pour lui raconter ses aventures. Il en profitait aussi pour foutre un peu le bazar dans son village, histoire que personne ne l'oublie. Le géant aimait sa vie et ne l'aurait changé pour rien au monde.

Lors de ses voyages il rencontra son oncle et les deux hommes s'apprécièrent assez rapidement. L'oncle de Konpachi rendait ses parents très fiers mais les évitait autant que possible car il les trouvait trop étouffant, ce que son neveux comprenait parfaitement. De plus il avait beaucoup d'humour. Un jour il croisa même une future figure ninja, même si notre rônin ne le réalisera que bien des années plus tard. Ce ninja se nommait Jiraya. Ils se rencontrèrent alors que le ninja retournait à son village pour faire la guerre. Leur rencontre fut assez courte mais Konpachi, ayant lu par-dessus l'épaule du vagabond le brouillon de son futur premier livre, se promit de retenir le nom de cet écrivain et d'acheter son livre… ce qu'il ne fit pas – il oublia Jiraya – mais il acheta quand même ses livres.

Mais revenons à l'époque de la dernière grand guerre ninja, voulez-vous ? Kon n'avait pas envie d'être pris dans une guerre dont il se fichait complètement, aussi il chercha à la fuir. A cette époque il était déjà pacifique, même s'il lui arrivait d'arrêter des personnes dont la tête était mise à prix pour se faire un peu d'argent de temps à autre. A vingt-six ans il fit une "courte" pause à un village. Là-bas il fit de petits boulots pour se payer de quoi boire, manger, ainsi que sa chambre d'hôtel et pour pouvoir aller dans un bordel. Dans ce bordel il rencontra une jeune femme nommée Agathe. Allez savoir pourquoi, Kon en tomba amoureux. Peut-être était-elle très douée dans son métier, peut-être que sa beauté foudroya le rônin, peut-être qu'il apprécia son caractère, peut-être qu'il fut touché par son histoire, et peut-être tout à la fois.

En tout cas il était amoureux, et sa courte pause se transforma en sédentarisation. Konpachi se fit construire une maison et prit un abonnement dans le bordel où travaillait l'élue de son cœur. Petit à petit, à force de manipulation à petite dose, Konpachi découvrit les gouts de cette femme et son histoire. Il apprit notamment qu'elle adorait les tournesols, qu'elle aurait bien voulu voyager, qu'elle aimait le saké et qu'elle faisait son métier depuis qu'elle avait seize ans, ses parents l'ayant vendu au patron du bordel car ils avaient peu d'argent. Ce rônin à l'apparence peu rassurante était presque devenu son confident nocturne – pour la plus grande joie de ce dernier.

Un jour Agathe tomba malade et se retrouva clouée au lit chez le médecin. Elle resta chez le médecin pendant quelques semaines, et chaque jour Konpachi venait prendre de ses nouvelles. Il la bichonnait, lui offrait des fleurs et restait à son chevet quand elle semblait en avoir besoin. Jamais le samurai n'avait été plus transparent que lors de cette période, car il fallait vraiment être idiot et aveugle pour ne pas comprendre ses sentiments. Sans le savoir, c'est parce qu'il était très attentionné auprès d'elle que la femme finit par partager ses sentiments. Puis sa santé revint.

(Thème musical du FB : Shooting star de Disney)

Konpachi était en train de découvrir ce qu'était un chagrin d'amour. Il n'avait jamais été aussi amoureux, et il sentait comme un poignard dans son cœur. Bien évidemment il n'avait rien vu venir.
*"L'amour rend aveugle."* pensa-t-il amèrement. Dire qu'il avait veillé sur elle pendant toutes ces semaines. Il lui avait fait des cadeaux, il l'avait soutenu moralement à défaut de pouvoir l'aider physiquement… Tant d'énergie et de temps dépensés pour rien. Le géant renifla pour ne pas avoir de la morve qui coule. Déjà qu'il pleurait comme une madeleine sous sa capuche et son casque. Il trainait des pieds pour rentrer chez lui. *J'ai été fou. J'ai cru que ça pourrait marcher, mais… Il faut croire que non.* Kon se rendit compte qu'il avait toujours le bouquet de tournesol dans la main.

Trop anéanti, le samurai n'eut même pas la force de jeter le bouquet. Ce bouquet il l'avait apporté pour Agathe. Le médecin avait dit qu'elle pourrait sortir aujourd'hui et retourner à sa vie. Il avait cru qu'elle allait l'attendre mais quand il était arrivé elle était déjà partie. Il l'avait cherché partout. En vain. Pourquoi avait-elle fait ça ?
*Aller Kon, redresse la tête ! Dis-toi que t'as passé des semaines merveilleuses et que ça te fera d'excellent souvenirs !... Ah la la, si seulement elle m'avait laissée l'embrasser au moins une fois. J'aurais tellement voulu qu'elle ne soit qu'à moi. A moi tout seul. Je l'aurais enlevé à son métier, on serait parti loin de cet enfer et on aurait été heureux !... Pff…* Comme il approchait de sa maison, il releva la tête. Et là, surprise ! Kon fut tellement surpris que le bouquet tomba par terre. Devant sa porte…

- Bonjour, Okami-san. Je suis désolée, je… J'ai eu peur que mon patron me récupère avant que vous n'arriviez. J'ai… je… Est-ce que… Je peux rester avec vous ?

Sa joie fut tellement grande qu'il eut l'impression d'exploser. Il se jeta sur elle et la prit dans ses bras.

- Agathe-chaaan ! Apelle-moi Kon !! Et tu peux rester avec moi pendant les rester de nos jours, ça ne me dérange pas !! Mais c'est que j'ai eu peur ! J'ai cru que tu ne m'aimais pas et que tu étais partie ! Au moins maintenant je sais ce que ça fait d'avoir le cœur brisé… Mais c'est pas grave !! Maintenant on va être tous les deux, d'accord ?? On fait la fête ?

- Euh…

Il la lâcha, ouvrit sa porte et se précipita à l'intérieur pour préparer ladite fête.

- Je t'ai cherché partout mais jamais j'aurais cru que tu serais venue chez moi. Ah, je suis tellement content ! Tiens, ta bouteille de saké ! Et celle-ci c'est la mienne, d'accord ? Oui, je sais : pour une fête il faut être plusieurs. Mais plusieurs c'est plus de un ! On est deux, c'est plus de un, donc on peut faire la fête ! Oups, j'ai laissé tomber le bouquet de tournesol que je voulais te donner ! T'inquiètes, si quelqu'un vient t'embêter il aura affaire à moi, et c'est pas de la tarte d'avoir affaire à moi !... Ni du gâteau d'ailleurs, hihihi ! C'est bon les gâteaux ! J'ai un gâteau. Tu veux du gâteau ? Il est à la fraise ! Miam, miam !... Euh, ou à la framboise, je ne sais plus. Et je m'en fiche ! C'est bon, c'est tout ! Hihi ! ... … Quwaaa qu'y aaa~?

Agathe se contenta de rire. Elle avait beau fréquenter ce surexcité depuis quelques mois, son énergie restait toujours aussi étonnante. Kon sourit bêtement sous son casque. Ils firent la fête à deux, n'ayant que du saké et du gâteau à se mettre sous la dent mais peu importait.


Chapitre IV :
"Il m'a dit que je suis débile en sous-entendant que c'est pour ça que personne ne m'aimera jamais, snif... HAHAHA !"

Après six ans d'errance, Konpachi avait trouvé ce pour quoi il était partie : un lieu où il se sentait bien, de la compagnie et toute la joie du monde. Il apprit à Agathe les bases du maniement du katana. Il ne voulait pas en faire une femme samurai mais il voulait qu'elle puisse se défendre seule si jamais il lui arrivait un pépin et qu'il était absent. Ils coulèrent des jours heureux et on aurait pu dire "tout est bien qui finit bien". Agathe devint fleuriste tandis que le rônin continuait de faire des petits boulots et à jouer au chasseur de prime quand l'occasion se présentait.

Au bout d'un an de relation, et malgré la guerre qui s'approchait, Agathe prit le nom "Okami" en se mariant à Konpachi. Lors de cette année, Kon n'alla pas voir sa mère, mais il prévu de voyager avec sa femme. Pour leur lune de miel, le couple avait décidé de rendre visite à la famille du samurai puis de se rendre au Pays de la Brume, un pays qui fascinait Agathe depuis très longtemps. Son mari aimait voyager, et peu lui importait où ils allaient, du moment qu'il était avec elle. Mais un incident leur empêcha d'effectuer ce "voyage de miel".

(Thème musical du FB : Am I not human ? de Two Steps From Hell)

Konpachi avait hâte de rentrer. Il s'était absenté quelques temps pour courir après un assassin dont la tête avait une jolie prime. Lorsqu'il avait entendu dire que ce type avait été aperçu dans un village proche, il avait foncé tête baissé. Le couple avait besoin d'argent, et c'était l'occasion rêvée de gagner beaucoup d'argent en peu de temps. Et il avait réussi. Le rônin avait capturé l'homme et touché la prime. Une belle prime, il fallait l'avouer. Il avait tellement hâte de voir la tête d'Agathe. Sur le chemin il sifflotait et sautillait comme un gamin rentrant de l'école et qui a eu la meilleure note de la classe.

C'était une belle journée. Trois nuages se battaient en duel dans le ciel avec la fumée. La fumée de quoi, ça il n'en avait aucune idée. Il était impossible que ce soit un feu de forêt car le temps était humide. Peut-être un feu de joie au village ? Pourtant Konpachi était persuadé que personne ne faisait de feu lors des fêtes. Du moins, pas dans cette région.
*Ils ont peut-être voulu s'essayer aux fêtes des régions voisines ?... Mais pourquoi à cette période de l'année ? Ça n'a pas de sens !... Ils sont fous ! Hihi !...* Il fallait avouer que c'était très étrange.

Kon en vain à la conclusion que quelqu'un avait mis le feu au village. Etait-ce un feu accidentel ou provoqué ? Y avait-il des blessés ? Le géant commença à s'inquiéter pour les villageois, mais pas pour sa femme. Leur maison ne se trouvait pas au village et tout le monde savait que leur maison servait aussi de magasin de fleuriste à Agathe. Il y avait donc peu de chance qu'elle se soit retrouvée dans cet incendie-là. Konpachi décida tout de même de se rendre au village le plus vite possible. Son aide pourrait être la bienvenue si des gens étaient coincés sous des décombres.

Le vent tourna et lui apporta une vague odeur de chair brulée. Plus il se rapprochait du village, plus l'odeur s'intensifiait. Konpachi sentit un nœud se former dans son estomac, et il en vain à prier toutes les divinités qu'il connaissait pour qu'il n'y ait eu que peu de victimes. Une fois sur place, le rônin découvrit un village en cendre et un tas de cadavre au centre. C'était tellement écœurant qu'il en régurgita son petit déjeuner. Quelle horreur. Toutes ces familles. Qu'avaient-elles fait pour mériter ça ? Qui avait fait ça ? Était-ce à cause de la guerre ?

Le samurai ne chercha pas s'il y avait des survivants ou non, il devait s'assurer d'une chose avant. Konpachi décida de rentrer chez lui. Si c'était l'œuvre de ninjas en guerre alors peut-être que… non. Il ne devait pas y penser. Pitié, tout sauf ça. Pourtant, une fois chez lui… sa maison était dans le même état pitoyable que le village, et sa femme… Agathe… En découvrant ce triste spectacle, l'homme hurla de désespoir, de rage et de tristesse. Sa colère vint surpasser toutes ses autres émotions et une idée s'imposa à lui comme une évidence. Il devait se venger. Il éliminerait un par un ceux qui avaient commis ce crime et tuerait tous ceux qui tenteraient de l'en empêcher.


Chapitre V :
"Une fois je suis devenu vengeur extrémiste mais que pour des ninjas bien précis. Et je ne le regrette pas."

Malgré la colère et la tristesse, Konpachi prit le temps d'enterrer sa femme et de demander de l'aide aux villages voisins pour enterrer les morts. Cependant il ne resta pas plus d'une journée, de peur de perdre la trace des attaquants. Il mit toutes les chances de son côté : il se servit de ses contacts mercenaires et chasseurs de prime, il se renseigna auprès de tous les ninjas qu'il croisait… de façon indirecte, en demandant à quelqu'un d'autre de les interroger, que ce soit autour d'un verre et d'une bourse pleine d'argent ou en leur faisant cracher le morceau de force. Mais pas par la torture, car Konpachi considérait que ça ne servait à rien contre quelqu'un d'entrainé.

Le rônin osa même utiliser quelques techniques interdites de son clan. Des techniques considérées comme ninja et que, bien évidemment, il maitriser très mal voire pas du tout. Heureusement pour lui son clan ne l'apprit jamais, sinon il aurait été banni. Déjà que sa condition de rônin était précaire, il ne tenait pas à envenimer les choses. C'était la guerre, et Konpachi se fit une petite réputation. Petite car il n'expliqua jamais à ses victimes quelle était sa motivation et parce que personne ne savait à quoi il ressemblait à cause de l'armure et de la cape. (Note : S'il veut passer inaperçu des ninjas, malgré sa grande taille, il n'a qu'à enlever la cape et l'armure car il a toujours été vu comme ça à cette période.)

Le samurai élimina un par un chacun des ninjas responsables de la destruction du village et de la mort de sa femme – surtout la mort de sa femme, en fait. Pas ceux qui avaient donné l'ordre, seulement ceux qui avaient exécutés les ordres. Sa raison était très simple : lorsque l'on décide de faire une chose, surtout en temps de guerre, on ne se rend pas forcément compte de l'horreur que l'on ordonne. Mais ce n'est pas une raison pour que les sous-fifres obéissent. S'ils ne veulent pas commettre d'horreur alors qu'ils laissent leur patron (ou leurs patrons) se charger seul(s) du sale boulot. Ironiquement et involontairement, sa vengeance se termina en même temps que la guerre ninja, à quelques heures près.

Après, "l'homme-cauchemar" disparut dans la nature et ne tua plus personne, comme avant. En effet, même s'il lui arrivait occasionnellement de faire le chasseur de prime, il s'était toujours contenté de capturer ses cibles vivantes et de les remettre en vie à ceux qui les voulaient. A quelques exceptions près car il arrivait que certains se suicident, ou que certains se laissent mourir alors que leurs blessures étaient bénignes. Mais peu importait. Konpachi abandonna définitivement cette activité après la guerre : sa tête était elle aussi mise à prix.

(Thème musical du FB : Yohohoho techno de je sais pas qui)

- Ben dis-donc, ils y sont pas allés de main morte ! Même ce rocher a explosé ! Quels bourrins… Huhu.

Konpachi était juste devant un rocher – du moins ce qu'il en restait – qui avait été pulvérisé par un ninja. Pas de chance pour eux, ils avaient combattus alors que la fin de la guerre avait été annoncée. Et certains étaient même morts. Fidèle à lui-même, le samurai parlait tout seul. Dans le coin les seules personnes qu'il y avait étaient soit mortes soit grièvement blessé. Bon, en fait il n'y avait que trois personnes, en comptant Kon.

- Je me demande ce que ce rocher leur avait fait. Sa tête leur revenait pas ou quoi ? A moins qu'ils ne sachent pas viser, hahaha ! R'oh voyons, c'est pas bien de rire ! Des gens sont morts ici. Des gens se sont battus jusqu'au bout ici. Vilain Kon, vilain !… Euh… C'est pas moi qu'ait dit ça, c'est la touffe d'herbe à côté de moi ! Si, si ! J'le jure !... Mais ! Mais elle m'a traité de vilain ! Tu vas voir, je suis vachement en colère et tu vas payer ton mot de travers !

D'un air parfaitement ridicule, le géant se mit à piétiner une touffe d'herbe en se retenant de glousser. Si quelqu'un l'avait vu faire, il l'aurait certainement qualifié de fou à lier. Pourtant Kon ne faisait que le clown. … Même s'il n'y avait personne. Mais peu importait ! Le samurai cessa d'embêter cette innocente touffe d'herbe et regarda le ciel. Là encore un observateur potentiel n'aurait pas compris ce changement et se serait conforté dans son idée. En réalité, l'homme-cauchemar ne faisait que regarder le ciel pour s'orienter et partir dans la bonne direction.

Il vit un nuage, le pointa du doigt et se mit à siffloter une chanson, sans aucune raison. En fait il avait pointé ce nuage au hasard et avait la chanson dans la tête. Konpachi baissa son bras et partit dans la direction du nuage en sautillant et continuant de siffloter.
*Si une personne me regarde, elle doit me penser complètement timbrer. Mais me considèrerait-elle comme dangereux ?... Je sais quoi faire pour faire croire que je suis inoffensif !* L'homme-cauchemar sembla trébucher et s'étala de tout son long avec un cri de fille. Une fois par terre il se mit à gémir comme le grand gamin qu'il était.

- Ouiinn, bobo ! Snif !...

Il se roula à droite et à gauche, faisant inutilement la comédie. Au bout de quelques minutes, l'homme se rendit compte d'une chose.

- Oups ! J'ai oublié un truc.

Comme si de rien n'était, le samurai se releva et se dirigea vers le cadavre. L'autre était évanoui. Et toujours personne dans les environs.
*J'en ai marre d'être seul !* Le géant essuya sa lame pleine de sang sur les vêtements du ninja mort. Puis rengaina sa lame. Quel étrange oubli. Konpachi savait pourtant qu'il fallait toujours nettoyer sa lame à la fin d'un combat. *M'enfin c'était pas vraiment un combat vu que je les ai attaqué par derrière. En plus l'autre était déjà blessé. Mmh… Et comme il ne m'a jamais rien fait ni rien fait à Agathe, je devrais peut-être l'emmener à un endroit où des gens le soigneront ?* C'est ce qu'il décida de faire. Après tout, c'est ce qu'aurait voulu sa femme. Elle n'aurait déjà pas apprécié qu'il se venge, alors qu'il laisse mourir un innocent…

Le ninja blessé sur son épaule, Konpachi utilisa le déplacement instantané pour se rendre au village civil le plus proche. Il arriva comme un pet au milieu des civils qui le regardèrent d'un air ahuri. L'homme-cauchemar les dépassait tous de presqu'un mètre. Ils s'observèrent en silence quelques instants. Pourquoi ce silence ? Le rônin se dit qu'ils attendaient peut-être qu'il parle en premier. Sous son masque, il prit son sourire le plus débile et les salua d'un coucou de la main.

- Bonjour tout le monde ! s'exclama-t-il d'un ton jovial. Je suis "l'homme-cauchemar" ! J'ai trouvé ce bonhomme entre deux buissons, vous voulez bien le soigner ? Ouah, cool ! Vous êtes super sympa !! Hihi ! Allez, je vous le laisse !

- Mais on a rien dit… fit un homme d'un air mi sceptique mi étonné.

- Quand on vote blanc alors on s'en remet à la minorité. Je suis minoritaire et vous avez tous voté blanc ! Huhuhu ! … D'ailleurs, je me demande pourquoi on ne dit pas "voter noir" ou "voter jaune"… Après tout une feuille c'est vert normalement. M'enfin bref ! Ciao !

Konpachi déposa son coli par terre et disparut en utilisant un déplacement instantané, laissant ces personnes seules avec leur perplexité… et le ninja.

Chapitre VI :
"Ma vie n'a pas changé : je n'ai fait que revenir au point de départ pour prendre un autre chemin."

N'allez pas croire que Konpachi était sorti indemne de son envie de vengeance. L'un des civiles jurera même avoir vu du sang couler le long de sa botte. Mais sous le coup de l'adrénaline, il n'avait rien senti. Avec beaucoup d'ironie là encore, le rônin se fit soigner par des ninjas. Il avait abandonné son armure cabossée dans une grotte et s'était servi des bouts de sa cape pour panser ses blessures, puis il s'était évanoui en cherchant à rejoindre le pays voisin. Si ces ninjas ne le tuèrent pas, ce fut pour deux raisons : premièrement, ils ne l'avaient pas reconnu. Et deuxièmement, ils n'appartenaient pas à la même alliance que ceux qu'il avait poursuivis.

Cependant le géant ne chercha pas à tenter le diable. Une fois qu'il se jugea assez en forme pour reprendre sa vie de nomade, il s'en alla. Il y avait tellement de blessés et de morts dus à cette guerre que personne ne chercha vraiment où il était passé. Ses bienfaiteurs devaient avoir d'autres chats à fouetter (Pauvres chats…) Konpachi reprit alors sa vie comme si de rien n'était : il continua de voyager partout à travers le monde, en commençant par le Pays de la Brume, et il recommença à aller voir sa mère lors de son anniversaire.

C'est en allant voir sa mère le jour où elle était née qu'il fit la connaissance de la petite fille de Nana Okami, la cheftaine des Okami. Sa mère lui avait parlé de l'histoire de la petite et Konpachi tenta de lui remonter le moral l'espace d'une journée, juste avant qu'il reparte. Depuis cette première rencontre, le rônin va voir la future génération à chaque fois qu'il va fêter l'anniversaire de sa mère. Il espère qu'un jour ces enfants permettrons au clan d'oublier ces groupes politiques à deux sous pour faire de ce clan une famille en harmonie, à défaut d'être unie. En bref : une fois sa vengeance accomplie, il retourna à son mode de vie précédant comme s'il ne c'était rien passé.

(Thème musical du FB : Sous les étoiles, soundtrack du Roi Lion)

La pluie venait juste de cesser. Konpachi était au bar en train de boire du saké et de lire un livre. Il faisait sombre dans la bâtisse. Malgré son apparence d'alcoolique décontracté, le géant était sur ses gardes. Ce bar se trouvait en plein territoire ninja. Le Pays de la Pluie. Un pays qui portait bien son nom car il pleuvait tout le temps. Tout le monde était triste, sans doute à cause du temps. Il n'aimait pas ce pays, il était déprimant. C'est d'ailleurs pour ça plus qu'à cause des ninjas qu'il voulait s'en aller. Ce bar était d'ailleurs situé à la frontière de ce pays.

Après le géant se rendrait au Pays du Feu. Pour lui, le Pays du Feu était bien plus dangereux que ce pays déprimant.
*Je suis encerclé par les ninjas qui veulent se faire du pognon en me capturant. M'enfin bon, je ne compte pas m'éterniser de tout façon…* pensa-t-il en se servant une nouvelle coupe de saké. Quelqu'un s'assit juste à côté de lui et commanda du saké. Konpachi lui jeta un regard sans bouger la tête. Ses yeux étant plongés dans l'ombre, il se dit que l'autre ne remarquerait pas son regard. A côté du géant, un vieil homme à la chevelure bien garnie. Sans savoir pourquoi, cet homme lui disait quelque chose. Le rônin haussa intérieurement les épaules et retourna à sa lecture.

- Vous avez de bonnes lectures.

Le géant se tourna vers l'homme assis à côté de lui. L'inconnu lui offrait un grand sourire. Konpachi remarqua alors son bandeau. Oups, un ninja. Il eut comme un éclair et se souvint enfin pourquoi cette tête lui disait quelque chose.

- Hey mais t'es celui qui a écrit le paradis de la drague ! Ce sont pas vos meilleurs livres mais je suis quand même content de vous rencontrer ! J'ai lu tout tes livres, j'aime bien ton style ! Tu me signes mon livre !

Konpachi tendit son livre à l'auteur. Celui-ci sortit de quoi signer.

- Vous avez tenu votre promesse. Vous êtes un homme d'honneur.

Alors là le géant avait dû louper un épisode. Il fixa silencieusement l'écrivain.

- Euh… Tu dois me confondre…

- Non. On s'est déjà rencontré, et vous aviez dit que vous liriez mon livre.

Il fallut bien dix minutes pour que Konpachi se souvienne enfin de Jiraya. Et encore, si on pouvait appeler ça un souvenir : il ne cessait de confondre le ninja avec d'autres. En même temps, il ne l'avait croisé qu'une seule fois. Les deux hommes discutèrent autour d'une – plusieurs – bouteille(s) de saké. Le ninja lui parla de sa prophétie et de ses élèves. Kon rit aux éclats en apprenant qu'il existait un type s'appelant "Naruto", comme dans les ramens. Malgré son masque d'idiot se fichant de tout, le géant tenta de graver dans son esprit tout ce que lui disait l'un de ses écrivains préférés. Puis vint le tour du géant. Bien évidemment, il ne raconta d'un ramassis d'ânerie que le ninja ne crut pas une seconde, vu son air sceptique. Et, sans crier gare, le samurai sortit précipitamment du bar, prétendant un rendez-vous important.


C'était la deuxième et dernière fois qu'il croisait ce ninja et écrivain, et il partit en le laissant payer leurs consommations. Mais, contrairement à leur première – et courte – rencontre, il se souviendrait de cette deuxième – et courte – rencontre. Pourquoi ? Parce qu'il aimait ses livres. Vous devez vous demander où se trouve Konpachi maintenant, n'est-ce pas ? Eh bien, après avoir traversé le Pays du Feu il a pris un chemin en arc de cercle pour retourner au Pays du Fer et fêter l'anniversaire de sa mère, le jour du solstice d'hivers.


Dernière édition par Okami Konpachi le Lun 14 Oct - 16:34, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Pays du fer] Konpachi Okami   Lun 14 Oct - 11:58
¤ Test RP ¤



C'était étrange de boire en ce lieu. Et encore plus de trembler en cette saison. C'était le printemps, et bientôt cette saison laisserait place à l'été. Le ciel était dégagé et un vent frais venait rafraichir cette chaude journée. En bref c'était un temps agréable pour un jour comme les autres. Pourtant Kon tremblait comme une feuille morte. Il prit une grosse gorgée de saké pour se donner du courage. Le géant regarda autour de lui. Le rônin se situait dans un champ. Pas n'importe quel champ : un champ de tournesol sauvage. La fleur préférée d'Agathe. Même si elle préférait les tournesols agricoles que les sauvages. Mais il ne voulait pas acheter la fleur, sinon elle risquait d'être trop grande.

Konpachi avisa une fleur de tournesol sauvage et se dit qu'elle conviendrait parfaitement. Il la cueillit. Sa bouteille de saké dans une main et sa fleur de l'autre, le samurai retourna sur le chemin et s'assit dans ce petit espace d'herbe qui sépare les routes des champs. L'homme sortit de sous sa cape une petite boite et l'ouvrit. A l'intérieur, bien calée dans son coussin de tissu, se trouvait une bague. C'était un anneau tout ce qu'il y a de plus banal : en or avec un petit diamant.

Les doigts tremblant, le géant délogea l'anneau de son coussin pour la positionner au centre de la fleur. Il y attacha une étiquette sur laquelle il avait gribouillé quelques mots. *J'ai écrit comme un cochon ! J'aurais peut-être mieux fait de demander à quelqu'un d'autre d'écrire le mot. Quelqu'un avec une jolie écriture… Non ! C'est mieux que ce soit moi qui l'aie écrit ! C'est un gribouillis qui vient du fond du cœur !... Je tremble comme un alcoolique qui n'a pas eu sa dose…!* Kon prit le temps de respirer profondément avant de vérifier que la bague tenait bien dans la fleur.

Une fois qu'il fut assuré que ni l'anneau ni l'étiquette ne tomberaient, le géant rangea la boite sous sa cape et finit sa bouteille d'un trait. Rendu fébrile par l'angoisse et l'excitation, le rônin rentra chez lui en sautillant et sifflotant comme un enfant rentrant de l'école. Konpachi éprouvait un mélange d'angoisse et de joie. Aujourd'hui était un jour banal. Mais pour lui c'était un grand jour. Ce jour marquerait soit sa plus terrible chute, soit le début d'une succession de joie. Du moins, c'était comme ça qu'il voyait les choses.

Après presque une heure de marche, Kon arriva enfin chez lui et il la vit. Elle était là, taillant des fleurs. Si ignorante et si sage, si forte et si fragile, si belle et si sobre. Le samurai ne la voyait que de dos mais il pouvait deviner quelle expression elle avait : un mélange de concentration et de contentement. Agathe adorait s'occuper des fleurs, à tel point qu'elle avait ouvert une boutique de fleuriste. Ils avaient de plus en plus de client. Le géant regarda son présent et eut une vague de doute.

Mais il ne se laissa pas décourager. Et, comme le guerrier qu'il était, il alla d'une démarche décidée affronter son destin. L'homme retira son casque. Avec douceur, pour ne pas l'effrayer, il enlaça sa compagne par la taille. Cette dernière sursauta puis sourit en reconnaissant son étreinte.

- Bonjour à toi aussi ! Je ne t'ai pas vu t'en aller ce matin, ça va ?

Exceptionnellement silencieux, Kon lui tendit la fleur. La femme la prit sans vraiment la regarder et se tourna vers lui. Agathe souriait et il sentit une boule d'angoisse se former dans sa poitrine.

- Ouah, un tournesol sauvage. Merci. Elle l'embrassa. … Ca va ? Tu as fait une bêtise ? demanda-t-elle comme une mère à son fils.

- Euh… Non. Pourquoi ? fit-il en loucha presque sur la bague.

- Parce que les deux seules fois où tu as été aussi silencieux c'étaient quand tu avais fait des bêtises plus grosses que toi.

- Ah…

- Comme la fois où tu as involontairement ouvert les portes de tous les pâturages du coin pour laisser s'échapper le bétail puis que tu as inconsciemment guidé toutes ces bêtes à cornes dans la cachette des bandits du coin.

- En fait ce n'était pas si involontaire et inconscient que ça… Et ça valait le coup, crois-moi ! Tu aurais vu leurs têtes, huhu !... Mais-

- Ou encore la fois où tu n'as pas fait exprès de creuser des pièges un peu partout dans le village… le coupa-t-elle d'un air à la fois désapprobateur et amusé.

- Ce n'étaient pas des pièges dangereux ! Mais le plus important se trouve dans la fleur que je viens de t'offrir.

Un peu méfiante, Agathe regarda plus attentivement la fleur que Kon venait de lui offrir. Elle vit la bague et lut l'étiquette. La surprise la laissa bouche bée. Sa compagne resta silencieuse, cherchant visiblement ses mots. Le rônin s'attendait au pire. Sans prévenir, elle lui sauta au cou pour le câliner.

- Bien sûr, gros beta ! Bien sûr !

Soulagé, Kon lui rendit son étreinte. Il était tellement heureux ! Il l'entendait pleurer de joie sur son épaule pendant qu'il la portait. *C'est le plus beau jour de ma vie !* Agathe, tout sourire, lut une deuxième fois ce qui était écrit sur cette étiquette : "Tu veux bien te marier avec moi ?"
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MessageSujet: Re: [Pays du fer] Konpachi Okami   Jeu 17 Oct - 17:27
Citation :
Niveau rp : excellent
Orthographe : excellent
Effort : excellent (670 lignes)
Killer B & moi avons corrigé cette fiche ! Et on a pas grand chose à rajouté, c'est de la très très bonne qualité. Le personnage est bien construit, avec différentes facettes et une profonde blessure intérieur qui devrait lui permettre de bien évoluer dans le monde de Naruto.

J'te laisse donc aller faire ta candidature, comme c'est un Dc tu auras tes points sur un pourcentage de ton compte principal, qu'on te donnera au moment de la candidature ! A bientôt & bon rp Wink
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MessageSujet: Re: [Pays du fer] Konpachi Okami   
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[Pays du fer] Konpachi Okami

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